C’est souvent la première dépense d’une activité. Quelques euros par an, et pourtant un nom de domaine vous suivra pendant des années.
C’est tout simplement l’adresse de votre site : ce que l’on tape dans la barre du navigateur. Changer d’adresse plus tard coûte cher en visibilité.
Voici donc six questions à se poser avant de payer. Comptez une heure, pas plus.
1. Votre nom de domaine se dicte-t-il facilement ?
Testez tout de suite. Prononcez votre idée à voix haute devant quelqu’un. Demandez-lui de l’écrire.
Si la personne hésite, changez. Les tirets, les chiffres et les doubles lettres provoquent des erreurs. Par exemple, « conseil-express-77 » se retape mal.
Un bon nom s’épelle sans réfléchir. C’est le critère qui compte le plus au quotidien, bien avant l’élégance.
2. Est-il court et mémorisable ?
Visez deux ou trois mots maximum. Quinze caractères sont déjà confortables. Au-delà de vingt, personne ne le retiendra.
Évitez également les jeux de mots trop malins. Ils amusent l’auteur, mais perdent le visiteur.
Un nom neutre et clair vieillit mieux qu’un nom à la mode. Souvenez-vous que vous l’écrirez sur vos factures pendant dix ans.
3. Faut-il mettre son métier dedans ?
Mettre son métier aide au début. « plombier-nantes » se comprend en une seconde, et cela peut donner un léger coup de pouce en recherche locale.
Mais cela vous enferme. Le jour où vous ajoutez une activité, l’adresse ment. C’est un vrai risque si vous comptez évoluer.
En pratique, un nom de marque neutre reste plus souple. Vous préciserez votre métier dans le titre des pages, ce qui pèse bien davantage pour le référencement.
Un compromis existe. Prenez un nom de marque court, et réservez en plus une adresse contenant votre métier. La seconde renverra vers la première.
4. Quelle extension choisir ?
L’extension est ce qui suit le point. Pour une activité française, le .fr et le .com restent les deux valeurs sûres.
Le .fr rassure un public local. Le .com s’impose si vous visez plus large. Prenez les deux si le budget le permet : quelques euros de plus par an, et vous évitez qu’un concurrent s’installe à côté.
Méfiez-vous des extensions exotiques bon marché. Certaines sont peu connues et inspirent moins confiance. D’autres coûtent très peu la première année, puis beaucoup ensuite.
5. Le nom est-il vraiment libre ?
Disponible ne veut pas dire autorisé. Une adresse peut être libre alors que la marque est déjà déposée par quelqu’un d’autre.
Vérifiez donc dans la base des marques avant d’acheter. La recherche est gratuite sur le site de l’INPI. Cinq minutes de vérification évitent une lettre d’avocat.
Regardez aussi si les comptes correspondants sont libres sur les réseaux sociaux. Une cohérence partout facilite la vie, notamment quand vous travaillez votre image professionnelle sur LinkedIn.
6. Où l’acheter, et à quoi faire attention
Achetez-le à votre nom, jamais au nom de votre prestataire. C’est l’erreur classique. Le jour où vous changez d’agence, vous perdez la main sur votre adresse.
Activez le renouvellement automatique. Un nom oublié se libère, et des sociétés le rachètent aussitôt pour vous le revendre.
Enfin, protégez vos coordonnées personnelles auprès du bureau d’enregistrement. La plupart proposent cette option gratuitement.
Les erreurs qui coûtent cher plus tard
La première erreur est d’acheter dix adresses « au cas où ». Vous payerez chaque année pour des noms que vous n’utiliserez jamais. Deux suffisent : le .fr et le .com.
La deuxième erreur est de laisser passer la date de renouvellement. Une adresse expirée coupe le site et les e-mails du jour au lendemain. Or vos clients, eux, croiront que vous avez fermé.
La troisième erreur est de changer d’adresse sans redirection. Google met des mois à s’y retrouver, et votre visibilité s’effondre pendant ce temps. Si vous devez déménager un jour, faites-le proprement, en installant une redirection permanente de l’ancienne adresse vers la nouvelle.
La quatrième erreur est plus discrète : choisir un nom très proche de celui d’un concurrent. Vous lui offrez la moitié de vos visiteurs.
Et après l’achat ?
Un nom de domaine seul n’affiche rien. Il faut le relier à un hébergement, c’est-à-dire l’ordinateur qui stockera votre site.
Vous n’avez pas besoin de savoir programmer pour la suite. Notre guide pour créer son activité en ligne sans coder détaille les solutions possibles.
Créez aussi tout de suite une adresse e-mail à ce nom. Écrire depuis « contact@votresite.fr » inspire davantage confiance qu’une adresse gratuite. Cela vous servira dès que vous commencerez à construire votre liste d’abonnés.
Faut-il racheter un nom déjà pris ?
Parfois, l’adresse rêvée est occupée par une page vide. Un revendeur la garde en attendant un acheteur.
Le rachat est possible, mais les prix demandés grimpent vite. Avant de négocier, demandez-vous honnêtement ce que ce nom vous rapportera de plus.
Dans la plupart des cas, une variante suffit. Ajoutez votre ville, votre prénom, ou un mot simple lié à votre métier.
Attention également aux offres de rachat reçues par e-mail sans les avoir demandées. Beaucoup sont de simples tentatives d’arnaque.
Une action à faire ce soir
Notez cinq idées sur une feuille. Dictez-les à quelqu’un et gardez celles qui s’écrivent sans erreur.
Vérifiez ensuite la disponibilité et la marque. Puis achetez, à votre nom. Un bon nom de domaine ne se trouve pas en cherchant l’idée parfaite : il se trouve en éliminant les mauvaises.
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