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Un visiteur arrive sur votre site. Il décide en trois secondes s’il reste ou s’il repart. Ces trois secondes se jouent sur votre page d’accueil.

La plupart des sites parlent d’eux-mêmes : notre histoire, nos valeurs, notre équipe. Pourtant, le visiteur cherche une seule chose. Il veut savoir si vous résolvez son problème.

Voici les sept blocs qui répondent à cette question, dans l’ordre où il faut les placer.

Bloc 1 : la phrase qui dit ce que vous faites

Tout en haut, une phrase. Elle dit ce que vous faites, pour qui, et quel résultat vous apportez.

Par exemple : « Je refais les sites des artisans du bâtiment en trois semaines ». C’est plat, et c’est parfait. Le visiteur sait immédiatement s’il est au bon endroit.

Bannissez les slogans creux. « L’excellence au service de vos ambitions » ne veut rien dire. Une phrase claire vaut mieux qu’une belle phrase.

Bloc 2 : le bouton unique

Juste en dessous, un seul bouton. Un seul. Le visiteur ne doit pas choisir entre cinq actions.

Écrivez dessus l’action concrète, pas le mot « valider ». « Demander un devis gratuit » fonctionne mieux que « en savoir plus ».

Ce bouton se répète ensuite trois ou quatre fois dans la page, toujours avec le même texte. Ainsi, le visiteur le retrouve où qu’il s’arrête de lire.

Bloc 3 : la preuve immédiate

Ajoutez tout de suite une preuve que vous existez vraiment. Un témoignage, trois logos de clients, une note moyenne, une photo de réalisation.

La preuve rassure avant même que le visiteur ait lu quoi que ce soit. C’est pourquoi recueillir des avis clients est le meilleur investissement pour votre page d’accueil.

Un témoignage avec un prénom, une ville et une photo vaut dix témoignages anonymes.

Bloc 4 : le problème du visiteur, avec ses mots

Décrivez ensuite la situation qu’il vit. Trois phrases suffisent. « Votre site date de huit ans, il s’affiche mal sur téléphone, et vous n’osez plus donner l’adresse. »

Quand un visiteur se reconnaît, il continue à lire. C’est aussi simple que cela.

Utilisez ses mots à lui, pas votre vocabulaire de métier. Reprenez les phrases entendues au téléphone, telles quelles.

Bloc 5 : votre solution en trois étapes

Montrez le déroulement, pas la technique. Étape un, on se parle. Étape deux, je vous propose une maquette. Étape trois, votre site est en ligne.

Trois étapes rassurent. Elles rendent la suite prévisible, donc moins risquée.

Cette page fait partie d’un parcours plus long. Elle joue le même rôle que la première marche d’un tunnel de vente, c’est-à-dire du chemin qui mène un inconnu jusqu’à l’achat.

Bloc 6 : le prix, ou au moins un ordre de grandeur

Cacher totalement ses tarifs fait fuir. Le visiteur suppose alors que c’est cher, et il part.

Donnez au minimum une fourchette, ou un point de départ. « À partir de quelques centaines d’euros » vaut mieux que le silence.

Si vos prix varient beaucoup, expliquez ce qui les fait varier. Trois formules affichées côte à côte règlent souvent la question.

Bloc 7 : la réponse aux dernières objections

Terminez par une courte foire aux questions. Cinq questions, cinq réponses de trois lignes.

Reprenez les objections réelles : les délais, ce qui se passe si ce n’est pas satisfaisant, qui s’occupe du suivi. Chaque réponse écrite est un appel que vous n’aurez pas à passer.

Puis remettez le bouton une dernière fois, juste en dessous.

Ce qu’il ne faut pas mettre sur sa page d’accueil

Le grand carrousel qui défile tout seul ne sert à rien. Le visiteur ne lit jamais la deuxième image, et souvent pas la première.

Le long texte « Qui sommes-nous » n’a pas sa place en haut. Votre histoire intéresse, mais plus tard, sur une autre page.

Le menu à quinze entrées disperse l’attention. Cinq liens suffisent, six au maximum.

Enfin, méfiez-vous de la fenêtre qui surgit dès l’arrivée. Elle agace avant même que le visiteur ait lu la première ligne. Si vous en voulez une, déclenchez-la après quelques secondes de lecture.

Vérifier que tout cela fonctionne

Testez votre page sur un téléphone, en tenant l’appareil d’une main. La majorité de vos visiteurs la verra ainsi.

Vérifiez ensuite la vitesse d’affichage. Une page lente perd des visiteurs avant même d’être lue ; les recommandations du guide officiel de Google sont un bon point de départ.

Si vous partez de zéro, sachez que tout cela se construit sans programmer, comme expliqué dans notre guide no-code. Pensez aussi à capter les visiteurs qui ne sont pas prêts à acheter, en leur proposant de rejoindre votre liste e-mail.

Mesurer plutôt que deviner

Une page se juge sur des faits, pas sur des goûts. Installez donc un outil de mesure gratuit et regardez deux chiffres.

Le premier est la part de visiteurs qui repartent immédiatement. Le second est le nombre de clics sur votre bouton principal.

Changez ensuite une seule chose à la fois. Si vous modifiez cinq éléments d’un coup, vous ne saurez jamais lequel a fonctionné.

Une action à faire maintenant

Ouvrez votre site et lisez la première phrase visible. Demandez-vous si un inconnu comprend en trois secondes ce que vous vendez et à qui.

Si la réponse est non, réécrivez cette seule phrase aujourd’hui. C’est la modification la plus rentable que vous puissiez faire sur votre page d’accueil.

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